Gare de Mont-Laurier : une démolition partielle envisagée

  • Publié le 20 févr. 2024 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Maxim Ouellette-Legault

Le comité de démolition de la gare de Mont-Laurier envisage désormais une démolition partielle du bâtiment. Une étude de faisabilité devrait être menée prochainement dans cette optique.

C’est le 19 février en soirée que le comité de démolition de la gare de Mont-Laurier a pris une nouvelle décision qui pourrait changer l’avenir de la gare. C’est après avoir écouté plus d’une vingtaine de témoignages et proposition de citoyens présents que le comité s’est réuni pour étudier le tout à huis clôt.

La rencontre a commencé à 19h. Vers 21h45, le comité s’est retiré en privé et est retourné devant le public pour annoncer la décision vers 22h50. Ces derniers ont finalement proposé une démolition partielle du bâtiment.

On propose de conserver la plus vieille partie de l’édifice, qui a été construite en 1909 et de détruire l’autre partie du bâtiment, qui a été ajouté quelques années plus tard. Pour voir si le projet serait réalisable, une nouvelle étude sera menée dans un futur proche. « Il faut au moins qu’une étude soit faite par des spécialités sur la possibilité de conserver la partie de 1909 », expliquait le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon.

Rappelons que la gare appartient au ministère des Transports du Québec (MTQ) et que c’est la MRC d’Antoine-Labelle qui en est responsable. Alors que la MRC avait déposé une demande de démolition à la Ville de Mont-Laurier, un comité devait, selon la loi, organiser une consultation publique avec les citoyens, avant de poser des actions.

Émotion, nostalgie et conviction

Près de 50 personnes étaient présentes lors de la consultation publique sur l’avenir de la gare. Parmi eux, une vingtaine de personnes ont pris la parole. On y discutait du patrimoine, qui selon plusieurs, n’a pas de prix. Certains proposaient des solutions, comme des corvées citoyennes pour sauver la gare.

« On parlait d’une perte de la valeur patrimoniale avec le remplacement d’anciens matériaux par de nouveaux matériaux. Je pense que les bâtiments évoluent toujours dans le temps et que les matériaux vont toujours changer au besoin, ce qui s’ajoute à son histoire », racontait un citoyen.

Le maire Bourdon a remercié les citoyens présents pour leur « bienséance » et a souligné que la rencontre s’était faite dans le respect.

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