Un animal : combien ça coûte vraiment ?

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Quand un animal intègre une famille, des responsabilités financières accompagnent cette arrivée. Entre la nourriture, le toilettage, les accessoires ou encore les frais liés à l’éducation, les dépenses peuvent être nombreuses et il faut en avoir conscience.

L’arrivée d’un animal est un jour mémorable pour tous les nouveaux propriétaires. Mais une fois l’enthousiasme retombé, il faut, pour accueillir ce nouveau membre de la famille dans les meilleures conditions possibles, procéder à l’achat des choses nécessaires. 

Commençons par le chat. Pour Véronique Tremblay, propriétaire de la boutique Polux à Saint-Sauveur, il faut prévoir autour de 250 $ pour s’équiper convenablement sans trop d’excès. « On peut commencer par un poteau à chat, un lit, quelques jouets, des bols et une litière adaptée. » L’adoption d’un petit chien peut être équivalente, en termes d’investissement de base, à celle d’un chat. 

Concernant l’arrivée d’un chien de plus grande taille, le coût sera, en toute logique, plus élevé tant les accessoires sont plus imposants. « Pour un chien, il faut prévoir d’acheter un lit, des bols, des jouets, un harnais et une laisse », continue Véronique Tremblay qui conseille aussi de miser sur des accessoires de bonne qualité et durables. « Il vaut mieux des accessoires et des jouets que le chien pourra garder plus longtemps que de multiplier les achats de mauvaise qualité. » 

L’éducation, un point à ne pas négliger 

Autre point important, au-delà du matériel : les cours d’éducation. « Les cours vont être vraiment ce qui est très sous-estimé, voire totalement mis de côté par certains propriétaires. Pourtant, malgré leur coût, ils sont essentiels pour bien démarrer avec un chien », ajoute la spécialiste qui conseille de prévoir au moins des cours de maternelle ou d’éducation de base, notamment pour travailler la marche en laisse. 

Investir dans des cours pour son chien est aussi un excellent moyen d’éviter des problèmes futurs. « Si le chien développe un trouble, c’est beaucoup plus difficile de corriger le problème qui s’est développé que de suivre un cours pour l’éviter », souligne-t-elle. 

La nourriture, la dépense principale 

Une fois les accessoires installés et les heures de cours programmées, un poste de dépense, que vous devrez assumer toute la vie de votre animal, est aussi à prévoir : la nourriture. Et, selon la taille de l’animal, celui-ci peut rapidement devenir très dispendieux. 

« Les gens n’y pensent pas assez. Honnêtement, ils calculent mal le coût, estime Véronique Tremblay. Pour une grande race de chien, ça peut être un sac de nourriture de 15 kg aux trois ou quatre semaines, tandis que pour un petit chien, un 6 kg peut durer trois mois. » Mais alors combien cela peut coûter à un propriétaire ? « Je pense que pour un gros chien, un sac de nourriture peut représenter jusqu’à une centaine de dollars par mois. » 

Là où la propriétaire de la boutique spécialisée semble aller à contre-courant de tout ce qu’on pourrait entendre, c’est dans le choix des croquettes. En effet, selon elle, « il n’est pas nécessaire de choisir systématiquement une nourriture conçue pour une race précise. Ce qui va être vraiment important, c’est une nourriture qui va convenir au chien parce que toutes les races sont différentes, mais l’individu est différent aussi. » 

Toilettage et entretien 

Tout au long de leur vie, certaines races de chiens exigent aussi un soin particulier qui, lui aussi, a un certain coût : le toilettage. Pour les chiens à poil court comme les labradors, Véronique Tremblay préconise deux ou trois toilettages par année. Au contraire, des chiens avec un pelage plus long ou spécifique comme le caniche peuvent, eux, avoir besoin d’un rendez-vous environ toutes les six semaines. 

« Parfois, le poil pousse rapidement et s’emmêle, ça peut donc prendre deux ou trois heures à faire le chien qui n’a pas été entretenu. Dans ces cas-là, le coût est beaucoup plus élevé », explique-t-elle. 

Le coût d’un toilettage étant parfois dispendieux pour certaines familles, il est aussi possible de prendre soin du pelage de son animal à la maison, même si une visite chez un spécialiste est toujours à privilégier. 

Et quand l’animal vieillit ? 

Enfin, si en adoptant un animal, il est difficile de se projeter et de l’imaginer vieillir, il ne faut toutefois pas oublier qu’avec l’âge arrivent de nouvelles dépenses. « Je pense que les gens sous-estiment aussi le coût d’une vie entière d’un chien ou même d’un chat », estime Véronique Tremblay. 

En effet, en vieillissant, l’animal peut avoir de nouveaux besoins et même des problèmes de santé comme ceux liés aux articulations. « J’ai eu une chienne qui a vécu jusqu’à 15 ans. C’était des coûts de 200 $ par mois jusqu’à la fin de sa vie pour empêcher la souffrance », confie-t-elle. 

Alors, pour que les propriétaires se rassurent, Véronique a un conseil à donner : « Déterminez un budget chaque mois pour votre animal et respectez-le. Si vous ne dépensez pas tout, mettez cet argent de côté pour les soins ou dépenses non prévues. » Si certains préféreront cette option « réserve », d’autres, au contraire, opteront pour une assurance. « Mais dans ce cas-là, il faut être prudent, car plus l’animal vieillit et plus il peut y avoir d’exclusions de garantie », prévient tout de même Véronique. 

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Quelles dépenses pour ceux qui préfèrent les poissons ? 

Si, dans la grande majorité des cas, la majorité des animaux que l’on possède à la maison sont des chiens et des chats, d’autres, au contraire, préfèrent les poissons. Un choix dont l’investissement est surtout important au départ. 

« Avec 150 à 200 $, vous pouvez commencer avec un kit complet, explique Stéphanie Tailleur, d’Aquario Folie, entreprise spécialisée située à Saint-Thomas. Vous pouvez commencer sans problème avec un petit aquarium, car le plus important est avant tout de savoir si cette passion vous convient réellement. » 

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Une passion accessible 

En plus du bassin, il faudra penser à plusieurs accessoires importants : un bulleur, un système adapté de filtration de l’eau et, pour les poissons tropicaux, un chauffe-eau. Les poissons ne sont d’ailleurs pas la dépense la plus élevée de ce type de passion. En effet, quand on débute, les poissons peuvent coûter entre 7 et 10 $ chacun. « Quand on commence, je recommande surtout les tétras qui sont des espèces plus faciles à maintenir. » 

Une fois que vous aurez installé votre aquarium, ses accessoires et mis vos poissons dans l’eau, les dépenses courantes resteront assez limitées. « Un pot de nourriture à 10 ou 15 $ peut durer dans le temps et l’investissement chaque mois n’est pas énorme », résume l’experte en poissons tropicaux en ajoutant : « Il faut toutefois toujours vérifier la compatibilité entre les espèces avant d’ajouter de nouveaux poissons dans le bassin. Si ce sont des espèces non compatibles, vous pourriez rencontrer des problèmes de cohabitation ou de santé. » 

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