Rivière-Rouge : les enfants des médecins français pris aussi dans l’imbroglio d’IRCC

  • Publié le 5 oct. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Les médecins français de Rivière-Rouge qui ont fait les manchettes, Jean-Louis Ménard et Isabelle Branco, ont deux enfants. Une jeune fille et un garçon adolescent. Les problèmes avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) les touchent aussi, quoique différemment, surtout le jeune garçon. Mais tous ces problèmes semblent être un mauvais souvenir. Vraiment ? La mère ne dormira que d’un œil d’ici le rétablissement de ses requêtes auprès d’IRCC.

Les parents avaient une certaine inquiétude pour leur jeune fille de 10 ans qui, heureusement, ne manque pas un jour d’école dans cette affaire. C’est plutôt pour leur garçon que l’inquiétude régnait. Adolescent, ce dernier voudrait bien, avec ses études ici, intégrer le marché du travail. C’est impossible. Du moins, si la mère saisit bien la lettre reçue d’IRCC le 3 octobre, la situation serait renversée.

« L’autre souci, c’est mon fils. Pour l’instant, il n’a jamais pu travailler parce que le permis d’étudier qu’il avait ne lui permettait pas de travailler. En fait, c’est le permis que l’on a en tant que résident temporaire. […] Nous sommes quand même allés à Service Canada pour obtenir un numéro d’assurance sociale [NAS] et ils nous l’avaient donné initialement. Ensuite, ils l’ont repris quasiment immédiatement. Nous on attend, pour lui, le permis de travail pour lui permettre de ravoir son NAS auprès de Service Canada.

Si les démarches pour son fils n’aboutissent pas vite, Dre Branco affirme à L’info qu’elle n’hésitera pas à se tourner une fois de plus vers les médias.

La famille Ménard-Branco est bien sûr satisfaite du support reçu, notamment par la députée bloquiste de Laurentides-Labelle, Marie-Hélène Gaudreau, pour dénouer l’affaire avec IRCC. Mais elle déplore la situation.

« Je suis déçue que les choses se passent comme ça, que l’on soit obligé d’avoir un intermédiaire politique pour pouvoir déjà connaître où en est notre dossier d’immigration. Ça fait des mois que l’on attendait, pas d’interlocuteur à l’IRCC, c’est regrettable. Voilà, on a eu un soutien, merci, ç’a avancé les choses. »

Chaleur humaine

La famille est établie dans les Hautes-Laurentides depuis 5 ans, ayant obtenu des postes à l’hôpital de Rivière-Rouge. Pourquoi avoir choisi de travailler en région?

« Être en région, explique Isabelle Branco, pour nous, c’est important. La mentalité des gens, l’accueil que l’on nous réserve, voilà, la chaleur humaine que l’on ne trouve pas en ville. Et nous, la ville. Ça ne nous intéresse vraiment pas. »

La famille, en France, était en région au pourtour de la Méditerranée, dans les terres en semi-campagne. « Nous sommes arrivés juste avant la pandémie! On est arrivé en 2019. Le temps d’arriver, en 2020, tout était bloqué. Ça n’a pas été facile, mais il n’y a pas de quoi se plaindre. Nous avons ici des amis sur qui l’on peut compter », conclut la docteure Isabelle Branco.

Articles les plus consultés

Photo SHGHL
Actualités
Sports

Claude Lemieux : souvenirs d’un joueur d’exception

Le 28 mai dernier, quelques jours après avoir porté le flambeau des Canadiens, la légende Claude Lemieux s’est éteinte à l’âge de 60 ans. Survol de sa carrière.
Photo Médialo - Mary Radermaker
Actualités
Culture
Communauté

« Sauvons la gare de Mont-Laurier »

Le Comité citoyen pour la sauvegarde de la gare de Mont-Laurier et la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides (SHGHL) demandent l’aide de la population afin de faire avancer le dossier.
La gare de L'Annonciation tôt le 22 juin 1986, lors du mouvement Sauvons notre gare.
(Photo gracieuseté Archives Adrien Grégoire)
Actualités
Culture

La gare et la piste cyclable seront célébrées

Ce 20 juin, on célèbre par diverses activités, la sauvegarde de la gare de Rivière-Rouge et la piste cyclable.