À la rencontre de nos drags locales

Le saviez-vous ? Depuis plus de deux ans, les Hautes-Laurentides comptent leur propre cabaret mensuel, ayant depuis donné naissance à plusieurs personnages récurrents portant chacun ses couleurs de manière singulière.

 

 Photo Lens of Drag

 

 

 

Colleen De Bine

Déshinibée, taquine, directe

Comment décrirais-tu ton personnage? C’est un peu mon caractère de gars, mais sur les stéroïdes! Mon type de numéro, c’est campy, drôle, j’aime ça prendre une page de la culture québécoise et me l’approprier pour en faire quelque chose de très moi, mais aussi très reconnaissable.

Depuis combien de temps fais-tu de la drag? 1 an et demi. Ça combine mon amour de l’improvisation, du théâtre, mais aussi mon côté activiste politique! C’est pour moi un carré de sable qui me permet d’explorer des chemins que jamais je n’aurais osé explorer en gars (par exemple, la danse).

Qu’est-ce que tu aimes de cette discipline? Son intersectionnalité : c’est de la danse, de la couture, du lipsync, du théâtre et de la politique à la fois. C’est aussi une communauté qui est difficile à percer, mais ici à Mont-Laurier, avec la gang du Chapeau, c’est de tripper ensemble en famille. C’est une expérience très formatrice, puisqu’elle nous force à nous doter de compétences qu’on n’aurait jamais eues autrement.

 

                                                              Photo Philippe Brisebois

 

 

 

 

Lady Prada

        Diva, flamboyante, audacieuse

Comment décrirais-tu ton personnage? Une diva fierce et flamboyante qui vit pour les feux des projecteurs. Elle domine la scène avec sa présence et ses interactions avec le public.

Depuis combien de temps fais-tu de la drag? Je viens récemment de fêter mon 2e « dragversaire ». J’ai grandi sous l’influence de grandes icônes. De Cruella D’enfer à Lady Gaga, j’ai développé un côté extravagant depuis tout petit et le drag réunit ces éléments que j’aime tant.

Qu’est-ce que tu aimes de cette discipline? Vivre cette fantaisie d’être une icône. J’ai un sentiment d’adrénaline et de confiance qui m’envahit. Lady Prada est une extension de ma personnalité. Alors quand je me transforme, j’ai l’impression d’être libre et de pouvoir aller là où je ne vais pas en Alexis.

 

Photo Philippe Brisebois

 

 

 

Kali Furi

Clown sombre, chaotique, délirante

Comment décrirais-tu ton personnage? Au carrefour entre une déesse de la destruction, clown sombre à la Harley Quinn, une reine sorcière et une simple cinglée revenue des morts.

Depuis combien de temps fais-tu de la drag? Plus de deux ans. C’est avec Maxime (Nona Crisp), de Fierté Hautes-Laurentides, qu’on a rêvé d’instaurer une véritable scène drag à Mont-Laurier. À la base, ma motivation était surtout qu’on soit plus nombreux, mais je me suis rapidement prise au jeu, et aujourd’hui, la drag fait complètement partie de ma pratique artistique.

Qu’est-ce que tu aimes de cette discipline? Le côté multidisciplinaire : le théâtre, la danse, l’art du maquillage, les costumes, les perruques. J’aime aussi le jeu caricatural, qui me permet de sortir le trop-plein d’énergie qui m’habite depuis toujours. Ça me permet de rester active et en forme. C’est une discipline extrêmement créative où il n’y a pratiquement aucune limite.

 

Photo Philippe Brisebois

 

 

 

 

 

Roquette

Authentique, inétiquetable, libre

Comment décrirais-tu ton personnage? Roquette est un extraterrestre venant d’un univers où les concepts de genre et de règles de société n’existent pas. Roquette est un être authentique, qui s’exprime sans limites!

Depuis combien de temps fais-tu de la drag?  Il y a deux ans et demi, je suis allé à un spectacle au Chapeau et j’ai entendu parler de pratiques les mardis. J’y suis allé et je ne suis jamais parti! J’avais finalement trouvé un espace pour créer librement avec le support de mes proches.

Qu’est-ce que tu aimes de cette discipline? J’ai toujours aimé les arts. Depuis tout jeune, je fais de la danse, du cosplay et j’imagine des costumes. La drag me permet de mélanger toutes mes passions en un art! Je ne sais pas ce que je ferais si ce n’était pas de cet art et de la famille que j’ai trouvée au travers de tout ça.

 

Photo Gaston Beauregard

 

 

 

 

Nona Crisp

Joyeuse, réconfortante, matante

Comment décrirais-tu ton personnage? Nona est une femme réconfortante, joyeuse, très funny. Elle aime bien les années 80. Son style et ses idoles sont de ces années-là. C’est la matante que tout le monde aime.

Depuis combien de temps fais-tu de la drag? Bientôt 3 ans, même si mon intérêt pour la drag remonte à il y a environ 20 ans, durant mes années à Montréal. Nona est la première drag queen des montagnes locales.  J’avais envie de montrer qu’il était possible de produire ce type de spectacle en région, que ce soit ici ou ailleurs.

Qu’est-ce que tu aimes de cette discipline? M’exprimer de façon plus humoristique, monter des numéros selon les chansons/artistes que j’ai choisis, mais surtout recevoir l’amour du public. Comme la Poune, le public m’aime et j’aime mon public.

 

Qu’est-ce que la drag?

Il s’agit d’une forme de performance théâtrale basée sur l’exagération des codes sociaux, notamment l’expression de genre. Contrairement à l’idée reçue, toutes les drags n’ont pas une présentation féminine ni ne sont personnifiées par un homme gai. Aujourd’hui, la drag regroupe des artistes issus de l’ensemble de la communauté LGBTQIA2+ et de ses alliés.

 

 

 

 

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