Maël St-Denis se rapproche de son rêve de hockey

Maël St-Denis, au centre, dans les couleurs des Golden Knights de l'Université Clarkson. (Photo Jim Meagher)
Maël St-Denis, au centre, dans les couleurs des Golden Knights de l’Université Clarkson. (Photo Jim Meagher)

Maël St-Denis vient de terminer sa première année d’études et de hockey universitaire aux États-Unis. C’est parfait pour atteindre son rêve : évoluer dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Le jeune Nomininguois, de passage dans sa famille, est happé par L’info qui souhaite voir où il est rendu depuis qu’il a fait la manchette dans ce journal il y a cinq ans.

À l’époque, Maël évolue dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). Aujourd’hui, c’est la fin de la 1re année au sein de la célèbre ligue NCAA-1. On lui demande comment ça s’est écoulé depuis. Il les survole.

Jeune homme joueur de hockey
Maël St-Denis, il y a cinq ans, plein sourire et rêvant d’une carrière dans la LNH.
(Photo Medialo – Archives)

« Tu peux jouer cinq ans dans la LHJMQ. J’étais avec l’Océanic de Rimouski depuis quatre ans. À ma dernière année avec eux, on s’est rendu à la Coupe Memorial. Quand ce sont de grosses années, la LHJMQ échange des joueurs. Je suis parti vers Val-D’Or », indique le jeune homme de 20 ans.

À la fin de cette saison, il a reçu des offres de la NCAA, dont une de l’équipe de l’université Clarkson. On l’a convaincu d’accepter et il n’en fallait pas plus pour que Maël se tourne vers les États-Unis.

Études payées

Partageant maintenant sa résidence entre Potsdam et Nominingue, Maël se plaît fort aux États-Unis, la distance entre la maison et les études aident. Il fallait compter sept heures de route de Rimouski, soit cinq heures de plus que maintenant.

« C’est ma première année à cette université. Je vais faire une maîtrise en MBA [maîtrise en administration des affaires] sur quatre ans. Mes frais universitaires sont payés en plus », mentionne celui qui a opté pour la concentration finance.

Quand on lui demande si ce diplôme sera reconnu au Québec, Maël précise que les diplômes d’universités américaines sont reconnus, « surtout des universités ayant le programme de hockey », observe le hockeyeur.

« Avec les études payées, on parle de 80 000 $ US, et pouvoir jouer au hockey, ça a joué dans la balance », déclare Maël, dans son ton, franchement convaincu.

Bien placé pour le rêve

Dans quatre ans, Maël détiendra une maîtrise. Mais le rêve d’être un joueur dans la LNH sera-t-il toujours fort ? Il affirme que oui. Ce qui veut dire qu’il se bat depuis 10 ans, au moins, pour réaliser son rêve.

D’être cette année à Clarkson et dans la NCAA-1 s’avère une chance inouïe, car il est bien placé pour être repêché dans la LNH.

« Cette année, trois finissants ont signé des contrats avec des équipes de la LNH ! Tu peux poursuivre ton rêve tout en ayant un plan B, pour moi, un MBA », poursuit-il.

Pour y arriver, Maël passe du temps important aux États-Unis, car les études et la saison de hockey, ce n’est pas le même calendrier. Il explique qu’il est arrivé à l’université à la mi-août 2025. Jusqu’en octobre, il n’a que joué au hockey avant que s’amorcent les études. Ces études qui se terminent le 1er mai.

« Dans la LHJMQ on avait 64 matchs à jouer, tandis que, dans la NCAA-1, c’est plutôt la moitié de ça. On joue deux matchs par fin de semaine », illustre le Nomininguois.

Il est heureux. 

Du bon temps à l’université

Alors qu’il joue au hockey et étudie, Maël St-Denis se fait des amis québécois à l’université Clarkson et poursuit son rêve de hockey avec eux.

Pour un jeune Québécois de 20 ans, vivre aux États-Unis dans le climat que l’on connaît semble peu rassurant. Pourtant, pour Maël St-Denis, c’est tout à fait un nouveau rythme qu’il aime. Il a quand même eu quelques mois au compteur pour s’acclimater. Surtout pour la langue de Shakespeare.

Jeune homme cheminse-cravate, photographié de face au visage sérieux
Maël St-Denis, maintenant hockeyeur dans la ligue américaine NCAA-1.
(Photo gracieuseté)

« Mon anglais au début, je n’étais pas à l’aise. Je me débrouillais. Mais je n’avais pas de problèmes avec les termes anglais liés au hockey. Par contre à l’école dans les classes, tout est en anglais. Au début, il y a de l’accompagnement, mais ça s’est bien passé et j’ai vite compris », déclare-t-il à L’info.

Puisque la Clarkson University est relativement proche du Québec, Maël a rencontré des Québécois avec qui il a tissé une amitié bienvenue. Il parle de cinq Québécois qui jouent avec lui dans l’équipe.

« Je les connaissais en fait. J’ai joué contre eux dans la LHJMQ, mais nous n’étions pas des amis. Connaître des Québécois là-bas, ça m’a beaucoup aidé », reconnaît le Nomininguois.

Croire en son équipe

La première année du hockeyeur de Nominingue a été rempli d’ajustements.

« Nous étions beaucoup de nouveaux dans l’équipe pour cette première année. Donc c’est sûr qu’avec bien des nouveaux, ce fut plus difficile. L’année s’est quand même bien terminée, on s’est rendu en demi-finale de notre division lors d’un tournoi à Lake Placid. On a battu l’équipe numéro un de notre division. »

Maël croit que les prochaines années feront de l’actuelle équipe, une force qui pourra la mener au sommet de la division.

Justement, lors des matchs comme celui du tournoi, Maël sait que des recruteurs de la LNH se trouvent dans les estrades, analysant le jeu des joueurs. Est-ce que le Nomininguois sent de la pression en de tels moments?

« Mais oui! En demi-finale, il devait y en avoir une trentaine de recruteurs dans les estrades. Je te le dis, c’est dans la ligue NCAA-1 qu’ils cherchent leurs joueurs », s’exclame-t-il.

Un message de persévérance

Maël St-Denis est à un tournant important de sa vie. Lui qui rêve de hockey professionnel depuis longtemps, le voilà dans la bonne cour, sur la bonne glace. Un jour, la bonne nouvelle arrivera en lui annonçant qu’il est repêché par une équipe de la LNH. Ça sera la preuve que même un jeune d’ici, de la Rouge, peut travailler à son rêve et franchir cette porte sur le tapis rouge. Oui, comme il dit, il faut y mettre de l’effort du sien.

« Il faut croire en son rêve. Ne pas s’arrêter face à des obstacles, car moi, j’ai eu plusieurs blessures dans les dernières années, mais j’ai tout le temps persévéré. C’est dans mon ADN de travailler fort, je crois ».

L’université Clarkson en quelques mots

L’université Clarkson est une institution connue et respectée qui se trouve à deux heures de route de Montréal, plus précisément à Potsdam dans l’État de New York. Fondée il y a 130 ans cette année, elle demeure un choix sensé pour plusieurs Québécois qui souhaitent poursuivre une carrière en étude-sport. Son équipe de hockey, les Golden Knights, a mené plusieurs joueurs dans la LNH depuis des lustres. Sans oublier de nombreuses personnes vers de brillants avenirs, dont deux fondateurs du légendaire groupe rock Blue Öyster Cult (interprète de la chanson classique : Don’t fear the reaper).

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