Richard Deslauriers heureux de 5 barres d’or

L’athlète de Lac-Saguay, qui a complété une fois de plus le Marathon canadien de ski de fond, revient avec une 5e barre d’or. 
(Photo Normand Di Domenico)
L’athlète de Lac-Saguay, qui a complété une fois de plus le Marathon canadien de ski de fond, revient avec une 5e barre d’or. (Photo Normand Di Domenico)

Du 6 au 8 février se tenait la 60e édition du Marathon canadien de ski de fond à Arundel. L’un des participants ayant complété le parcours est Richard Deslauriers de Lac-Saguay. Il s’agit de sa cinquième barre d’or. 

Oui, l’athlète est un habitué de la compétition, puisqu’il touche maintenant à sept barres : cinq d’or, une d’argent et une de bronze. Avec ce cumulatif, il se mérite un dossard avec son numéro permanent, qu’il attend avec impatience.

Remporter une barre d’or, affirme M. Deslauriers, n’est pas une mince affaire.

« Il faut commencer par faire le bronze. On ne peut pas sauter la première compétition, il faut d’abord se classer. Même si l’on n’a pas de charge à transporter, reste qu’il y a cette distance à parcourir et il faut passer tous les points de contrôle. Si l’on réussit, on peut faire l’argent. Là, tu transportes un sac à dos de 5 kg et quand même parcourir plus de 110 km en deux jours. Après, tu peux faire l’or, mais, à cette étape, tu couches dehors sur le parcours, sur du foin. Et dans cette classe, le participant est plus autonome : il doit transporter sa nourriture, son sac de couchage, etc. »

Un skieur de fond
Richard Deslauriers en action. L’athlète de Lac-Saguay, qui a complété une fois de plus le Marathon canadien de ski de fond, revient avec une 5e barre d’or (Photo Normand Di Domenico)

Skier jusqu’à 11 heures par jour

La dernière édition du Marathon canadien du ski de fond se tenait cette année au nord de la municipalité d’Arundel et à quelques kilomètres au sud de la municipalité Notre-Dame-de-la-Paix, près du lac Taunton : un parcours totalisant 111 km. La première journée, soit le 6 février, se jouait sur 79,8 km et la deuxième, sur 55,3 km, le tout réparti en 5 sections avec des points de contrôle. À noter que les participants doivent impérativement y passer dans un certain temps afin de ne pas être disqualifiés. 

« Dans les 15 derniers kilomètres, si l’on s’est classé dans les quatre premiers points de contrôle, on peut prendre un peu plus de temps pour se rendre au fil d’arrivée », explique le skieur. Pour le parcours au complet, Richard Deslauriers soutient « qu’il faut skier entre 10 et 11 heures par jour, selon la glisse. » C’est d’ailleurs sa moyenne, confie-t-il, précisant que ce marathon aura été rendu plus difficile en raison du froid. 

Notons que l’athlète de Lac-Saguay, qui a aussi participé au marathon de Boston en 2017, n’était pas le seul dans à se classer dans la catégorie or. En tout, plus de 220 personnes y ont participé, notamment les frères Gilles et Jerry Whear de Mont-Laurier, tous deux récipiendaires de nombreuses barres.

Trois hommes habillés pour le ski, sourient
Des habitués du Marathon canadien du ski de fond : les Lauriermontois (et frères), Gilles et Jerry Whear, ainsi que Richard Deslauriers de Lac-Saguay au centre. (Photo Normand Di Domenico)

Le plaisir avant tout

Seule dans les bois, traînant sur son dos et ses skis une importante charge malgré la fatigue, une personne doit sans doute traverser des moments où elle pense tout lâcher. C’est le cas pour Richard Deslauriers? « À chaque fois! C’est la fatigue, oui, mais aussi les douleurs musculaires, surtout dans la deuxième journée. On a le temps de penser à bien des choses sur le parcours! », explique-t-il, car ce n’est que le soir, autour d’un feu de camp et en compagnie des autres participants que l’on prend soin de bien manger et de se reposer. « Ce sont quand même des journées de 10-11 heures, mais c’est par plaisir, pas de stress. Faut dire que j’ai commencé tard le marathon : à 54 ans. »

Quand l’on demande à Richard s’il participe à d’autres compétitions semblables, la réponse est négative, bien qu’il lui arrive d’effectuer à son rythme des parcours importants, comme celui de la Traversée des Laurentides, qui n’est pas une compétition comme telle.

Une femme et un homme s'enlacent dehors au froid.
Diane Fortin, la conjointe de l’homme auprès d’elle, Richard Deslauriers. (Photo Normand Di Domenico)

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