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Boréalys Mont-Tremblant by UTMB : une course mythique s’installe dans les Laurentides

  • Publié le 29 juin 2026
  • Lecture : 4 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo Colin Rousseau
Photo Colin Rousseau

La série mondiale de courses en sentier UTMB prendra place à Mont-Tremblant du 14 au 16 août prochains. Il s’agit du premier évènement de la série au Québec et à l’est du Canada, qui donnera la chance aux Québécois de se qualifier pour la prestigieuse UltraTrail du Mont-Blanc.  

C’est en février 2024 que les discussions entre Évènements Harricana, qui est derrière notamment l’Ultra-Trail Harricana du Canada à Charlevoix, et la série UTMB commencent pour créer un évènement au Québec. « Les fondateurs de l’UTMB, Michel et Catherine Poletti, sont des amis de l’organisation. C’est une histoire de longue date et d’amitié », explique Samuel Matte-Thibault, directeur général d’Évènements Harricana. Ainsi, pendant plus d’un an et demi, ils ont travaillé en secret afin de choisir une destination et des dates. « On ne voulait pas aller à un endroit où il y avait déjà une grosse course. On voulait que l’évènement soit bien reçu par la communauté. »  

Rapidement, Tremblant s’est imposé comme choix. « Les gros évènements se retrouvent surtout dans l’est de la province, alors on souhaitait développer une course dans l’ouest. On cherchait aussi un lieu avec une proximité des centres urbains. Puis, ça prend aussi une bonne capacité d’accueil », explique Samuel Matte-Thibault.  

Qu’est-ce que la série mondiale UTMB?  

UTMB signifie Ultra-Trail Mont-Blanc. Cette course qui se déroule en France à la fin août est la plus prestigieuse et médiatisée au monde dans le milieu de l’Ultra-Trail. La seule façon d’y participer est de se qualifier en participant à l’une des courses de la série mondiale UTMB. « La série est la seule porte d’entrée pour aller courir la plus grande course de la planète », indique Samuel Matte-Thibault.   

Ainsi, les participants qui terminent une des quatre courses qualificatives de Boréalys Mont-Tremblant se mériteront 1, 2 ou 3 billets de tirage (appelés Running stones UTMB) et auront la chance de faire partie du tirage pour participer à l’UTMB. Les personnes qui terminent sur le podium pourront quant à elles participer à la course l’année suivante. « D’implanter une course dans l’est du Canada donne une occasion aux Québécois de se qualifier pour l’UTMB. »  

Photo Ian Roberge

Faire rayonner le Québec à l’international  

L’évènement Boréalys Mont-Tremblant a été construit en s’inspirant du folklore québécois et des contes de la chasse-galerie. « Il y a la rivière du Diable et la montagne Tremblante. On voulait honorer ces contes et légendes québécois, et les faire rayonner partout sur la planète. En étant un évènement UTMB, il y a bien sûr un côté spectacle important. Les coureurs peuvent s’attendre à en avoir plein la vue, avec des visuels, des effets spéciaux, de la musique, etc. »  

Six épreuves sont proposées lors de ce week-end : l’Odyssée 100K (80,7 km et 3636 m+), la Tremblante 50K (46,1 km et 2437 m+), la Diable 20K (26,6 km et 1561 m+), les Chutes-Croches 20K (14,5 km et 858 m+), la P’tite 5K (5,8 km et 362 m+) ainsi que le Relais 80K (80,7 km et 3636 m+). Seules les deux dernières courses ont encore des places disponibles.   

En parallèle de l’évènement, les coureurs sont aussi encouragés à amasser des dons pour la Fondation Tremblant et pour l’Association québécoise de l’épilepsie.  

Un terrain de jeu technique  

Les organisateurs de la course ne s’en cachent pas : ce sera un parcours technique et exigeant. « Les coureurs en auront plein les pattes, affirme le directeur général. Il y a beaucoup de racines, de roches, de longues montées et de descentes abruptes, alors il faut rester concentré à chaque pas. Il y a peu de temps pour se reposer. On ajoute à ces composantes la chaleur de l’été, ce qui rendra cette épreuve encore plus difficile. » Par exemple, la course de 100 km comporte 3600 mètres de dénivelé. « Pour chaque 100 mètres de dénivelé positif, c’est comme si on parcourait un kilomètre en plus. »  

C’est une équipe de bénévoles qui a sillonné les sentiers de Mont-Tremblant et qui a recensé des sentiers « oubliés ». « Pendant un an, on a travaillé sur le terrain pour trouver des parcours et des sentiers moins connus, tout en ayant des points de vue “carte postale” », rapporte Samuel Matte-Thibault.   

Une fois les parcours créés, les organisateurs ont fait une « course test » au mois d’août 2025. Ainsi, une quinzaine de coureurs étaient invités pour tester les différents parcours lors d’un « évènement fantôme ». À la suite de cette course, ils ont fait plusieurs ajustements puisque le parcours était trop difficile.   

Photo Ian Roberge

Un engouement pour le sport  

La course en sentier est l’une des disciplines les plus en développement sur la planète actuellement. Pourquoi? « La course est un sport facile : on sort de chez nous et on part courir, peu importe l’endroit. La course en sentier permet de s’évader en nature et de s’éloigner de la ville. Puis, contrairement à la course sur route où l’on a toujours la même cadence, le pas est toujours différent durant la course en sentier. Tu n’as jamais le même mouvement ou presque », explique-t-il. Également, le sport est moins usant pour le corps que la course sur route et c’est ce qui permet de faire des plus longues distances, comme des 100 km.   

Aussi, selon Samuel Matte Thibault, le « mindset » du coureur est différent. Alors que sur route, les objectifs se déterminent par le temps, ceux de la course en sentier seront en distance. « On ne se bat pas contre le temps, mais plutôt contre la distance. L’objectif est d’atteindre cette distance. De là l’émergence des ultras », dit-il. Puis, l’aspect collectif de la course en sentier est également très important. Souvent, il y a des équipes de soutien ou encore un « pacer » qui suit le coureur durant sa course. « On est loin, mais on part ensemble pendant 20 heures dans le bois. Il y a des moments où l’on va s’entraider, c’est certain », conclut-il.   

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