Il était une fois… Notre-Dame-du-Laus

  • Publié le 2 janv. 2026
  • Lecture : 2 minutes
Maxime Ouellette
Ancien pont couvert construit en 1911 qui traversait la Lièvre à Notre-Dame-du-Laus. Le pont est détruit par un incendie en 1970.
Photo gracieuseté - Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides
Ancien pont couvert construit en 1911 qui traversait la Lièvre à Notre-Dame-du-Laus. Le pont est détruit par un incendie en 1970. Photo gracieuseté – Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides

Notre-Dame-du-Laus s’est construite au fil des siècles autour de son territoire riche, de son histoire marquante et d’une identité rurale profondément ancrée dans les Laurentides.

En 2023, on a fêté les 150 ans de Notre-Dame-du-Laus, municipalité sise entre Buckingham et Mont-Laurier, plus précisément entre Bowman et Lac-du-Cerf. Elle doit son nom au curé Eugène Trinquier, natif de Laus, en France, où la Vierge Marie serait apparue à Benoîte Rencurel, une jeune bergère, au cours de l’été 1664.

 

De 1820 à 1849, Notre-Dame-du-Laus est à proximité d’un important poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Plus tard, son territoire fait partie des concessions forestières allouées aux marchands de bois Baxter Bowman et Levis Bigelow. La ferme forestière des Pins, un hameau laissé vacant après le passage des bûcherons, attire les premiers colons agriculteurs.

En 1874, on inaugure l’église paroissiale, dont la construction, bizarrement, ne sera achevée qu’à la fin du XIXe siècle. En 1876 est instituée la municipalité des Cantons unis de Bigelow-Wells-Blake-et-McGill, qui changera officiellement de nom pour celui de Notre-Dame-du-Laus à partir de 1946. Comme ses voisines, elle a un caractère rural et forestier. Au fil des ans, le tourisme, la chasse et la pêche ont créé des projets commerciaux qui ont dynamisé et diversifié son économie. Notre-Dame-du-Laus cadre bien avec les Laurentides en raison du grand nombre de lacs, de rivières et de ruisseaux qui se répartissent sur l’ensemble de son territoire.

Les premiers habitants prononçaient le nom de la municipalité « Notredamedylo », appellation affichée sur la façade du bureau de poste.

En 1930, un événement majeur change le cours de son histoire : la construction de la centrale électrique des Cèdres, munie d’un gigantesque barrage. La nature est omniprésente : d’une part, Notre-Dame-du-Laus se trouve à proximité de la réserve faunique Papineau-Labelle ; d’autre part, le parc régional du Poisson-Blanc se déploie sur plus de 28 kilomètres carrés à l’intérieur de son périmètre.

Elle possède un terrain de camping ainsi qu’un complexe sportif et culturel. Depuis quelques années, Notre-Dame-du-Laus entretient une belle complicité civile et religieuse avec sa voisine, Pontmain.

Texte de Rémi Bélanger, en collaboration avec la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides.

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