Passionné de scène… et de bonsaïs : La face cachée de Benoît Ricard

  • Publié le 4 déc. 2025 (Mis à jour le 4 déc. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Maxime Ouellette
Benoit Ricard au banjo.
Photo gracieuseté
Benoit Ricard au banjo. Photo gracieuseté

Ancien journaliste et enseignant au secondaire, artiste visuel et membre du groupe Diligence & Cactus… Le responsable de la programmation et du développement artistique de l’Espace Théâtre Benoît Ricard est bien connu de la communauté. Ici, il nous partage deux de ses passions : le banjo et les bonsaïs.

La musique accompagne Benoit Ricard depuis l’adolescence, grâce à un simple hasard : « Ma mère avait gagné un cours de guitare dans un tournoi de golf. Je suis allé… et je n’ai jamais arrêté », raconte-t-il. Après des années de guitare, c’est la pandémie qui l’a ramené vers l’apprentissage d’un nouvel instrument. Il découvre alors le banjo, puis plonge dans un nouveau monde sonore.

 

Cet apprentissage lui ouvre une porte inattendue : l’histoire de la musique américaine. « Le banjo, c’est un instrument profondément enraciné. Issu de traditions ouest-africaines, il a voyagé jusqu’aux États-Unis et traversé les époques, les préjugés et les courants musicaux. ». Membre du groupe Diligence & Cactus, il décrit la musique comme un espace qui lui a permis de se réapproprier son identité artistique. Après des années à créer seul en arts visuels, jouer en groupe lui redonne un plaisir simple : celui d’être dans le moment présent.

Son autre passion, le bonsaï, est tout aussi ancienne. Il a découvert cette discipline il y a plus de vingt ans, à Montréal, lors d’une période où l’anxiété faisait partie de son quotidien. « Le bonsaï, c’est de la sculpture vivante », explique-t-il. L’art, profondément méditatif, l’a amené à s’intéresser à la botanique, aux cycles de croissance et aux espèces indigènes.

Aujourd’hui, il entretient près de 200 arbres, principalement des mélèzes qu’il collecte lui-même en forêt. À peine une vingtaine « commencent à ressembler à quelque chose », précise-t-il en riant, une manière d’évoquer la patience infinie que demande cet art.

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