Antoine Mainville : la pêche au harpon, entre adrénaline et respect de la nature

  • Publié le 14 nov. 2025 (Mis à jour le 14 nov. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Antoine Mainville avec un brochet qu’il a harponné.
Photo gracieuseté – Antoine Mainville
Antoine Mainville avec un brochet qu’il a harponné. Photo gracieuseté – Antoine Mainville

L’auteur-compositeur-interprète de Lac-des-Écorces Antoine Mainville cultive aussi une passion moins connue : la pêche au harpon.

Depuis une douzaine d’années, il explore les fonds de la rivière Kiamika et de quelques lacs de la région, notamment le Petit lac Kiamika et le lac des Îles, toujours à la recherche de nouvelles expériences de pêche.

« Ça prend un masque, un tuba, des palmes, un harpon et, pour prolonger la saison, un wetsuit. Ce n’est pas un sport qui demande beaucoup d’équipement », explique-t-il. Ce qu’il apprécie surtout, c’est l’exploration sous-marine : « On ne voit pas loin devant soi, alors chaque paysage se dévoile au fur et à mesure. C’est toujours une petite dose d’adrénaline. »

Au fil des ans, Mainville a accumulé plusieurs anecdotes : « Tu sais, j’ai déjà sorti un brochet de 16 livres ! » Il partage aussi la fois ou un brochet, attiré par les poissons attachés à sa ceinture, a fini par se faire harponner. Il conserve également des souvenirs de ce qu’il n’a pas pu capturer, comme un doré d’environ 20 livres observé l’été passé, qu’il a dû laisser filer puisque ce type de pêche est interdit pour cette espèce.

L’activité est pour lui autant une chasse qu’une manière de se nourrir : « Ce qu’on harponne, on le mange. On se fait des filets, par exemple. Mes garçons adorent ça. » L’abondance de poissons dans la région lui permet de pratiquer sa passion tout en respectant les quotas.

Mainville rappelle toutefois que cette activité exige prudence et respect de l’environnement. Les pêcheurs au harpon doivent signaler leur présence avec une bouée et composer avec le passage de bateaux. Il insiste aussi sur l’importance d’entretenir correctement les embarcations. « Quand les gens déplacent leur bateau d’un plan d’eau à l’autre, il faut les nettoyer. Sinon, les algues envahissantes peuvent détruire les habitats et mettre en péril le la santé du lac. »

En plus de faire la rencontre de poissons, il lui arrive de tomber sur des vestiges laissés par l’homme au fond de l’eau, comme des pneus ou des balles de golf. Des trouvailles qui rappellent que les fonds des lacs ne sont pas seulement peuplés d’espèces aquatiques.

Pour Antoine Mainville, la pêche au harpon demeure avant tout un plaisir estival qu’il pratique plusieurs fois par semaine durant l’été par fascination pour la nature, tout en se souciant de la préserver.

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