Quand la rivière sort du lit, la Rouge serre les dents 

Rivière-Rouge le 20 avril.
(Photo Medialo - Ronald McGregor)
Rivière-Rouge le 20 avril. (Photo Medialo – Ronald McGregor)

La pluie diluvienne mêlée à de fortes chaleurs en un court laps de temps la fin de semaine du 18 avril a poussé la rivière Rouge à sortir de son lit. 

Des dégâts et de la solidarité s’en sont suivis. En date du 21 avril, voici un sommaire de la situation de la crue printanière, peut-être la première, dans certaines municipalités où elle passe. 

À Rivière-Rouge, la localité, souvent la plus touchée avec La Macaza, la rivière est sortie de son lit le 19 avril. Rejoint par L’info, le maire Gilbert Therrien se dit satisfait du travail des équipes sur le terrain depuis quelques jours, d’autant plus que la rivière a baissé de 30 centimètres au moment où se tient la conversation. Malgré tout, du temps plus doux s’annonce, rien n’est terminé. 

Crue d'une rivière
Vue de la rivière Rouge et l’école du Méandre.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

« On regarde attentivement la météo, car il semble que l’on aura de bonnes nouvelles, mais l’on prend ça une journée à la fois », affirme le maire. 

Toujours prêts 

Selon les projections de la Ville, le pic aurait été atteint plus ou moins le lundi, vers midi. Gilbert Therrien, comme L’info, sait très bien que les lacs ne sont pas « calés » et que comme on le dit souvent en ces temps-ci chaque année quand la rivière s’amuse, « il y a encore deux pieds de neige dans les bois au nord de L’Ascension ». 

Alors à Rivière-Rouge, comme pour les scouts, on est toujours prêts? 

« Nous avons des données. Nous savons que les lacs n’ont pas calé. L’eau du lac Nominingue est à une hauteur historique, jamais vue. Ce que l’on souhaite, c’est que la rivière puisse diminuer rapidement. Je vais le dire comme ça, je crois que nous allons recevoir un coup d’eau dans quelques jours ou semaines. Mais nos équipes sont en place », assure le maire qui en profite pour les remercier. 

Un pont où l'eau frotte le tablier
Le tablier du pont Côme-Cartier à Rivière-Rouge le 20 avril.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Rivière-Rouge, comme L’Ascension, a décrété le 19 avril l’état d’urgence, pour 10 jours, sur leur territoire. 

Disons-le, la Municipalité de L’Ascension a toujours été à la première loge quand la rivière fait des siennes au printemps. 

L’Ascension presque isolée 

Le maire de L’Ascension, Jacques Allard, affirme au journal que, de son côté, l’on attend que la crue s’estompe. Probablement en début de semaine prochaine.  

Quand est-il de cette aventure au 21 avril? 

« Au niveau des maisons, nous n’avons pas été très affectés. Nous avons eu cinq résidences où il a fallu intervenir avec des sacs de sable », explique-t-il. 

Haute rivière
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Et des évacuations? 

« Oui, quelques évacuations, mais l’on a protégé surtout des habitations. Vous savez, notre topographie est bien différente de Rivière-Rouge, où l’on retrouve des rues en zones inondables », rappelle l’élu. 

M. Allard revient sur la nuit du 18 au 19 avril où pendant des heures une pluie diluvienne a mené la rivière à sortir de son lit. La neige, déjà compactée par d’autres pluies, laissait ruisseler la diluvienne rapidement vers la rivière Rouge. En trois, quatre heures, il n’en fallait pas plus pour que l’eau se dirige rapidement vers Rivière-Rouge.  

Quand la ville est venue sur place constater la hauteur de la rivière, le maire Allard dit que la personne est retournée à la Ville avec, peut-être, un mal de tête sur les préparations qui pressaient. 

« Ici, la pluie a fait déborder le ruisseau Jaune, que plusieurs ont découvert pour la première fois! », s’exprime en blaguant le maire. « Puis, il y a eu des dommages importants sur les chemins, car la rivière a atteint un sommet historique, dit-on. Il y a des chemins fermés, mais le pire, c’est que si le ministère des Transports fermait le pont Jaune, L’Ascension était isolée. » 

À Labelle, un répit 

Pour la mairesse de Labelle, Vicki Émard, même si l’eau a reculé de 30 cm en 24 heures le 21 avril, il ne faut pas crier victoire. Ce n’est qu’un répit, dit-elle à L’info, espérant que la suite se fasse en douceur. 

Quand le journal demande une mise à jour, la mairesse souffle. 

« Tout d’abord, comparativement à Rivière-Rouge et L’Ascension, on est vraiment chanceux! Mais l’on a eu des dégâts. Des chemins ont été fermés, certains le sont encore. On a évacué une dizaine de propriétés. » 

Maisons inondées
Des résidences aux abords de la 117 à Labelle ont connu la crue.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

La Croix-Rouge canadienne était responsable de s’occuper des sinistrés, comme ce fut aussi le cas à Rivière-Rouge. Certains ont préféré rendre visite à la famille, d’autres aux amis. 

Les équipes de Labelle s’activent toujours sur le terrain, les Travaux publics effectuent les réparations nécessaires pour la sécurité. 

Ajoutons que le spectacle de l’inondation à l’extrémité nord de la municipalité, sur la route 117, les résidences « y ont goûté », comme dit la mairesse. 

Vicki Émard termine en affirmant que jamais elle n’avait entendu le chiffre 30 aussi souvent. 

« On m’a dit que ça “faisait 30 ans qu’on avait vu ça!” »

Maisons inondées
Deux résidences inondées et coincées entre la rivière Rouge et la route 117.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Vous pouvez suivre l’évolution de la crue et des services offerts par votre municiplité en visitant leur site Web ou encore leur façade Facebook.

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