Le COBALI va étudier la qualité de l’eau du lac des Écorces

  • Publié le 17 juill. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Maxim Ouellette-Legault

Une étude sera menée cet été par le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI) sur la qualité de l’eau du lac des Écorces. Parallèlement, l’Association de mise en valeur et de protection du lac des Écorces a récemment procédé à l’installation de bouées, une première sur ce lac.
L’étude sur la qualité du lac et de ses affluents permettra entre autres de définir les secteurs du lac envahis par le myriophylle à épis et donc d’avoir une meilleure idée des actions à poser pour les années prochaines.

Même si le myriophylle est au centre des préoccupations, l’étude prendra aussi en compte tout ce qui est une menace pour le lac, que ce soit au niveau de la faune ou de la flore. Le COBALI scrutera les impacts sur les activités agricoles, au niveau récréotouristique, ainsi que celui des sels de voirie, utilisés sur les chemins en hiver et qui se déversent dans le lac.

« Le plan directeur d’un lac, c’est de tracer un portrait sur l’ensemble des caractéristiques du lac et établir un diagnostic des différentes problématiques qui peuvent affecter la qualité de l’eau et la bonne santé du lac », mentionne la directrice générale du COBALI, Linda Fortier.

L’étude sera effectuée sur le lac des Écorces, mais couvrira aussi le lac des Barges et le lacs des Chats, deux lacs qui partagent la même biodiversité et le même bassin versant.

L’étude sera d’une durée de 2 semaines et inclura la cartographie complète du lac. Au final, différentes actions seront proposées à l’association pour la protection du lac.

Installation de bouées

Pour ce qui est de l’installation de bouées, le président de l’Association de mise en valeur et de protection du lac des Écorces, Jocelyn Lapierre, explique qu’elles seront installées à des endroits connus envahis par le myriophylle. L’étude du COBALI permettra de poser les bouées avec une plus grande précision l’année prochaine. « On va les mettre où nous on pense, et après l’étude, peut-être qu’il y aura des changements », mentionne Jocelyn Lapierre.

En comparaison, le deuxième plus grand lac de la municipalité, le lac Gauvin, délimite les zones de myriophylle depuis de nombreuses années. Soulignons aussi que le myriophylle à épis y est présent depuis plus d’une dizaine d’années.

Financement des projets

Pour l’étude de qualité de l’eau, 5 000 $ ont été versés par la Municipalité de Lac-des-Écorces, alors qu’en partenariat avec Evolugen, le COBALI investit 2 000 $. Il s’agit d’une étude d’un montant de 12 500 $. Jocelyn Lapierre précise que la Municipalité de Lac-des-Écorces possède un fonds pour des projets environnementaux depuis quelques années.

Pour ce qui est des bouées, 3 000 $ ont été versés par la Ville de Mont-Laurier. Rappelons que le lac des Écorces est à cheval sur les municipalités de Mont-Laurier et de Lac-des-Écorces. L’association fait le pont entre les deux municipalités quant aux projets du lac.

L’aspiriophylle sur le lac Gauvin

Jocelyn Lapierre confirme les dires de Michèle Grenier de l’Association des citoyens pour la protection du lac Gauvin quant à l’intérêt de l’Association de mise en valeur et de protection du lac des Écorces envers l’aspiriophylle.

Toujours selon Jocelyn Lapierre, l’aspiriophylle déployé cet été sur le lac Gauvin devrait servir éventuellement pour d’autres lacs de la municipalité de Lac-des-Écorces. « On parle d’une entente dans le but de se partager l’engin », explique Jocelyn Lapierre.

Le comportement du myriophylle

« Le myriophylle, une fois installé, tu ne peux pas l’éliminer, mais tu peux le contrôler », mentionne Jocelyn Lapierre. Il souligne le fait que le myriophylle est une espèce invasive et la compare avec des espèces fauniques, comme la moule zébrée, qui est aussi une espèce invasive.

« Le myriophylle ne pollue pas, mais il peut étouffer un lac. Il pousse aussi dans certaines zones précises. À 12 pieds de profondeur, il n’a pas assez de soleil pour se développer, mais il peut faire une ceinture autour du lac, c’est là que c’est dangereux », précise Jocelyn Lapierre.

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