La communauté 8atapi bien implantée chez nous

Lors de la dernière Journée nationale des peuples autochtones tenue en la salle Sainte-Véronique le 21 juin dernier. Gérard Coulombe, Président Grand-Chef de l’alliance autochtone du Québec, Fernand Chalifoux, membre fondateur de l’AAQ, Danielle Landreville, présidente de la communauté 8atapi, Richard Bousquet et Michelle Martin, maîtres de cérémonie.
(Photo François Godbout)
Lors de la dernière Journée nationale des peuples autochtones tenue en la salle Sainte-Véronique le 21 juin dernier. Gérard Coulombe, Président Grand-Chef de l’alliance autochtone du Québec, Fernand Chalifoux, membre fondateur de l’AAQ, Danielle Landreville, présidente de la communauté 8atapi, Richard Bousquet et Michelle Martin, maîtres de cérémonie. (Photo François Godbout)

La communauté 8atapi du secteur Sainte-Véronique tenait des festivités de la Journée nationale des peuples autochtones. L’événement laisse maintenant place à la découverte de cette communauté.

L’info a discuté avec Danielle Landreville, présidente de la communauté et directrice régionale d’ici à l’Outaouais, sur les grandes lignes qui décrit sa communauté bien active, quoique peut-être pas assez visible pour la population.

La communauté 8atapi (prononcer : Ouatapi, qui veut dire « nos racines » en algonquin) est affiliée à l’Alliance autochtone du Québec (AAQ), qui représente les intérêts de 36 communautés.

 

 

Malgré les supports indéfectibles envers elle, la communauté 8atapi a toujours besoin de plus de visibilité envers la population.

« On commence quand même à être plus visible, mais il y a du travail encore », remarque Mme Landreville.

Bien sûr, beaucoup se rendent dans le secteur Sainte-Véronique pour les festivités autour de la Journée nationale des peuples autochtones le 21 juin, mais la communauté fête aussi en d’autres occasions.

« On a fait un Noël d’antan, une Pâque… c’est comme ça que l’on s’autofinance en partie », ajoute-t-elle.

Au début…

Au début, la communauté 8atapi portait le nom de Métis macaziens et avait pied à La Macaza. Puis le bureau s’est déplacé plus tard à L’Annonciation.

« Quelques années plus tard, on nous a demandé de trouver un nom pour la communauté. Comme telle, la communauté existe depuis très longtemps. En fait, je n’étais même pas au monde et ça fait 42 ans que je suis membre de l’AAQ », souligne la présidente.

Statut de membre

Quand l’on demande à la présidente combien de membres composent la communauté, elle souligne que ce n’est pas simple de tenir le compte exact.

« Nous avons des membres partout au Québec. Certains ont pris part à la communauté parce que des gens de leur famille sont avec nous. Mais officiellement, nous sommes, en juillet, 1067. De ce nombre, 450-500 sont en règle avec la communauté », informe Mme Landreville. Dans la Rouge, seulement plus d’une centaine seraient en règle.

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« Il ne faut pas avoir peur de dire que l’on est autochtone et que l’on en est fier. »
– Danielle Landreville

« Nous avons des membres de l’extérieur [immédiat] de Sainte-Véronique, comme à Nominingue, L’Ascension et La Macaza. Pas facile de tenir le compte. Il faut dire que des gens n’ont pas le statut “hors réserve” comme moi, comme mes enfants et petits-enfants. Dans la communauté, certains ont un statut, d’autres non ».

Mme Landreville pimente cette réalité en ajoutant qu’obtenir son statut n’est pas chose facile, car la tâche administrative auprès des instances gouvernementales s’avère lourde.

Dans la région, la plupart sont de descendance algonquienne, bien que la communauté ait pour membres de divers peuples autochtones.

La relève à travailler

Les générations se succèdent, mais ne se ressemblent pas trop. Dans la communauté, c’est ainsi comme ailleurs. Daneille Landreville ne cache pas qu’il y a du travail là aussi afin de maintenir l’intérêt de l’héritage autochtone auprès des plus jeunes.

« C’est plus difficile, car ils sont moins ouverts à cette réalité, mais, pour garder notre communauté en vie, on leur donne beaucoup d’information », dit-elle à L’info.

Elle explique qu’il y a beaucoup d’avantages à être reconnu comme membre d’une communauté, ne serait-ce que fiscal, l’éducation, le travail, etc.

« Quand même, il y a des jeunes inscrits à l’AAQ, mais qui ne sont pas actifs dans la communauté. Les jeunes aujourd’hui sont tournés vers les ordinateurs et moins vers leur héritage culturel », déplore la présidente, malgré une confiance en l’avenir de la communauté 8atapi.

« Il ne faut pas avoir peur de dire que l’on est autochtone et que l’on en est fier », conclut Danielle Landreville.

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