Le couvent de Labelle en bon état

  • Publié le 2 déc. 2025 (Mis à jour le 19 déc. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Le vieux couvent de Labelle.
(Photo Medialo - Ronald McGregor)
Le vieux couvent de Labelle. (Photo Medialo – Ronald McGregor)

Récemment, le comité Sauvons le couvent de Labelle invitait une architecte reconnue afin de préparer une évaluation sérieuse de l’état du couvent de Labelle. Le rapport n’est pas encore terminé, mais voici les grandes lignes de cet avancement important.

L’architecte reconnue en patrimoine bâti, Marie-Josée Deschênes, a observé le 28 octobre l’état du couvent. Elle a ensuite rencontré les citoyens au musée de la gare de Labelle afin de partager ses premières observations et a affirmé que le bâtiment était en bon état.

Soulignons que Marie-Josée Deschênes, comme détaillé dans une publication du comité, « a su se démarquer au fil des ans dans le domaine de la restauration et de la mise en valeur du patrimoine bâti québécois », avec ses 32 ans d’expérience dans le domaine de l’architecture et du patrimoine bâti. Elle a fondé sa firme en 2006.

« Le matin », observe le président du comité, François Labelle, « nous avons fait l’inspection avec elle, de l’extérieur à l’intérieur, accompagné par le couple propriétaire du bâtiment. L’inspection a pris presque la moitié de la journée et, dans l’après-midi, nous avons préparé la soirée de rencontre. »

Pour M. Labelle, entendre que le bâtiment patrimonial est en bon état lui permet de souffler puisque, depuis longtemps, ce joyau était annoncé comme dans un état pitoyable. 

À la rencontre au petit musée de la gare de Labelle, l’architecte a expliqué le processus pour la requalification du bâtiment patrimonial, tout en montrant les photos qu’elle a prises lors de la visite.

Un homme sourit à l'extérieur, l'hiver
François Labelle, président du Comité Sauvons le couvent de Labelle.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

« On peut résumer la soirée comme une formation sur les bâtiments patrimoniaux, comment on les entretient, les requalifie, donc lui trouver une nouvelle vocation. Elle a partagé de nombreux exemples sur lesquels elle a travaillé. »

Bonne nouvelle

Durant la soirée, l’architecte en bâtiment en patrimoine bâti a présenté, entre autres, une photo de la fondation du couvent. Elle a comparé celle-ci, qui est d’un mètre d’épaisseur, à une d’aujourd’hui, qui est généralement de 20,5 centimètres. La fondation est donc solide.

« Au cours de la soirée », poursuit le président, « elle a aussi parlé de la structure, du revêtement extérieur, la toiture, etc., tout en commentant ses observations. Somme toute, le couvent est en très bon état! »

C’est un premier pas important, souligne M. Labelle, car il reflète les démarches et les travaux à venir.

« Par exemple, pour la fondation, il faudra refaire les joints à certains endroits, mais la structure est droite, il n’y a pas d’infiltration, tout est solide », affirme-t-il, en précisant toutefois que le toit devra sûrement être refait ou rénové d’ici 5 à 15 ans. « Mme Deschênes nous fera un état de santé du bâtiment, un rapport qui nous donnera un échéancier (…) des travaux importants de court à long terme. »

Mme Deschênes a-t-elle parlé des coûts?

« Pas encore, c’est ce qu’elle fera dans son rapport, car nous n’avons reçu que les premières observations à ce jour. »

Parlant de sous, les services de l’architecte ont été rendus possibles grâce à une campagne de sociofinancement lancée auprès des citoyens.

Cinq membres du comité Sauvons le couvent de Labelle debout, dehors, en hiver, devant un bâtiment.
Une partie du comité Sauvons le couvent de Labelle : Élyse Despars, Josée Dumoulin, Janik Lauzon, Angélic Deslauriers, François Labelle. Les absents: Stéphane Bégin, Charlotte Lauzon Simon et Viateur Dusseault.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Vivement le rapport

La visite de l’architecte et son rapport à venir s’avèrent une première étape. Le comité travaillera sur les détails avec Mme Deschênes pour refaire les plans du couvent au laser, puisque les originaux demeurent introuvables. Suivra l’établissement des scénarios de qualification « toujours adaptés au bâtiment et non à un projet, afin de limiter les coûts au maximum », précise M. Labelle.

Ce dernier affirme que la réputation du bâtiment, dont la perception du public était qu’il serait démoli, retrouve sa vigueur avec le rapport à venir. Nous sommes loin de l’été 2024 où l’annonce d’une éventuelle démolition du bâtiment de 1905 a fait réagir dans de nombreux médias.

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