Le touladi peine à se reproduire au Grand lac Nominingue

  • Publié le 29 nov. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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L’Association chasse et pêche de Nominingue (ACPN) conviait la population au dévoilement des rapports sur la situation du touladi (truite grise) dans le Grand lac Nominingue. L’exercice a pour but de localiser les principales frayères potentielles du lac et vérifier leurs caractéristiques pour soulever les problématiques de l’habitat.
Comme l’expliquait Bertrand St-Jean, président de l’ACPN, à L’info il y a quelques semaines, « le projet a débuté le 2017 avec la formation d’un comité élargi. Après plusieurs embûches et l’apparition du Covid, l’étude a vu le jour à l’été 2021 et trois rapports ont été déposés à l’ACPN. BBA en la présence de J-Sébastien Bernier a déposé un rapport majeur sur l’étude de caractérisation du Grand lac Nominingue effectuée à l’été 2021 avec des recommandations s’y rattachant. La pause de filet en octobre 2021, collaboration du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), nous a permis de constater la fréquentation des espèces dans les frayères ».

Car il y a un sérieux déclin de la population du touladi depuis une vingtaine d’années, observe-t-on dans le rapport signé par BBA de Mont-Tremblant et soutenu par M. St-Jean à L’info. Le constat est là: la jeune population de touladis s’est effondrée au cours de la dernière décennie, au grand lac comme dans d’autres plans d’eau de la municipalité. 

« À cet effet, une étude synthèse est en cours par le MFFP qui publiera d’autres résultats dans les prochains mois. Ainsi, on peut affirmer qu’il existe un problème récent de recrutement naturel du touladi, observable scientifiquement, qui pourrait mettre en péril la conservation de l’espèce », apprend-on du rapport.

Les causes

Selon le rapport de BBA, une des hypothèses serait l’effet de sédimentation qui joue un rôle sur la reproduction du touladi. L’espèce survit grâce à l’ensemencement, la dernière remontant à 2007. En 2018, malgré la remise à l’eau obligatoire du touladi, rien ne fait.

Mais pour Bertrand St-Jean, l’acidité et l’oxygène du Grand lac ne sont pas mis en question. Pour lui, d’autres problématiques sont importantes: les frayères et la surpêche, entre autres.

« C’est un problème tout ça qu’il faut régler en temps et lieu, mais le rapport nous a donné de bonnes pistes pour avancer ».

Les rapports et les orientations de l’ACPN seront sur leur site Web selon M. St-Jean.

 

Note au 30 novembre: Nous avons apporté la correction au niveau de la photo.

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