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Un parc immobilier en transformation à travers les générations

  • Publié le 8 avr. 2026
  • Lecture : 3 minutes
Louis Giguère
Photo Médialo
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Les caractéristiques des résidences en demande et les tendances démographiques actuelles sont étroitement reliées. Les poids relatifs de chaque génération dans la population totale, leurs styles de vie, le taux de natalité et le marché du travail sont autant de facteurs qui influencent l’activité immobilière. Voyons cette dynamique alors que chaque génération atteint un point charnière: les plus vieux baby-boomers atteignent 80 ans; la génération X, 60 ans; la génération Y, 45 ans et la génération Z, 30 ans, sur la ligne de départ.  

Les baby-boomers au sommet de leurs avoirs financiers  

Les baby-boomers âgés entre 60 et 80 ans représentent 19 % de la population (en attrition) et seulement 10 % de la force de travail aujourd’hui. Cette génération a longtemps été au centre de tout ce qui se faisait sur le plan commercial. Leur poids démographique et les différences radicales entre leurs valeurs et leur style de vie comparativement à ceux de leurs parents ont eu une influence durable.   

Aujourd’hui, à la fin de leur vie active, à la retraite ou à l’aube du grand âge, ils sont au sommet de leurs avoirs financiers ou sont prêts à transférer ce qu’ils ont gardé à leurs enfants de la génération Y. Que ce soit par une aide financière pour un achat immobilier ou par leg, leur place sur l’échiquier est toujours cruciale. De plus, ils vendent leurs actifs immobiliers qui demandent trop d’entretien et ils recherchent confort, facilité et loisirs. Dans les Laurentides, actuellement, il n’y a pas assez de condos pour eux!  

La génération X peut enfin réaliser ses rêves  

Âgés entre 45 et 60 ans, ils forment 19 % de la population et 22 % de la force de travail. Peu nombreuse et prise entre les exubérants boomers et les idéalistes Gen Y, cette génération ne l’a pas eu facile. Elle a connu deux crises économiques (la récession de 1991 et la crise des hypothèques de 2008), en plus de la«réingénierie» des processus dans leur milieu de travail qui les a mis en mode survie plus souvent qu’à leur tour. Leur priorité et leur fierté a toujours été leurs enfants: les plus jeunes sont adolescents et les plus vieux sont de jeunes adultes.  

Leurs résidences principales et secondaires se doivent d’être logeables et proches des activités de toute la famille. Ils accorderont une grande importance aux caractéristiques fonctionnelles: garage, sous-sol fini, nombre de chambres, appareils électroménagers, cuisine à aire ouverte, comptoirs en quartz et… un «look» design (architectural ou non). Certains sont à l’étape où l’on recherche la résidence de rêve. IIs peuvent ainsi entreprendre des rénovations majeures ou être attirés par une maison neuve qu’ils se feront construire.   

Pour la génération Y (Millenials), la vie fait son œuvre…  

Âgés entre 31 et 46 ans, les plus nombreux, ils forment 22 % de la population, mais 35 % de la force de travail. Enfants de baby-boomers, ils avancent en âge : les plus vieux atteignent 46 ans! Cette génération compte aujourd’hui pour plus du tiers de la population active et plusieurs d’entre eux ont d’excellents revenus. Qualifiés d’exubérante et d’idéaliste – on lui doit les manifestations étudiantes duPrintemps érable et les sports extrêmes -, le taux de fécondité en  2025 de cette génération est parmi les plus bas jamais enregistrés, soit de 1,33 enfant par femme au Canada. C’est un taux plus bas que ceux des États-Unis et des pays européens.   

Ils recherchent la flexibilité, l’expérience ultime et adorent les micros maison. Comment est-ce que ça se traduit dans un achat immobilier? Dans les maisons pleine grandeur,on voudra : domotique, minimalisme avec pleine vue sur la nature, «outdooring», espaces multitâches, aires ouvertes et «surrounding»… On s’entoure de ce qu’on aime: vélos bien à la vue et accrochés parfaitement sur un mur à l’intérieur que l’on voit de l’îlot de la cuisine, tapis de yoga, grande télé… tout ensemble. Le parc immobilier laissé par leurs parents et grands-parents, qui comporte souvent plusieurs chambres et des pièces à vocations uniques, comme une salle à manger, correspond peu à leurs besoins. Toutefois, ils aiment le «vintage»! Ils décloisonnent et créent des espaces d’activités polyvalents, souvent ludiques, conservent certains matériaux et textures (honorent un coin bar-cocktail négligé..) et font tout un aménagement extérieur. Ou bien, ils achètent neuf.  

Un parc immobilier en transformation  

En suivant les moments charnières des générations et leur profil de styles de vie, le parc immobilier se transforme. Ainsi, la part des dépenses en construction et en rénovation des Laurentides arrive en troisième place au Québec, en croissance de 14 % – dépenses en rénovations en tête – après la grande région de Montréal et la Montérégie. De plus, les projets de construction de nouvelles habitations sont si nombreux que certaines municipalités ont dû imposer un moratoire. Résultat des courses, des secteurs sont revitalisés, les Laurentides sont actualisées et la valeur des propriétés toujours en progression.   

Louis Giguère est courtier immobilier résidentiel chez Engel & Völkers Laurentides, agence immobilière. Il possède un bac en économie et une maîtrise en marketing de HEC Montréal. Avant d’être courtier, il a été partenaire dans une agence-conseil en communications et marketing. Profondément enraciné dans la région, il sait mettre en valeur les lieux et le patrimoine bâti laurentiens. Expert-invité, il a écrit de nombreux articles sur des projets immobiliers, des maisons d’architectes et les tendances en consommation dans différents médias québécois.  

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