Une perte patrimoniale majeure : la foudre détruit la Maison Lyse-Beauchamp à Ferme-Neuve

  • Publié le 14 juill. 2025 (Mis à jour le 15 juill. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Photo gracieuseté – Gabrielle Roy
Photo gracieuseté – Gabrielle Roy

Un violent orage s’est abattu sur Ferme-Neuve le 10 juillet 21 h, causant un incendie dévastateur à la Maison Lyse-Beauchamp.

L’Hôtel Isaïe-Godmer a été frappé par la foudre le 10 juillet déclenchant un feu qui s’est propagé rapidement à travers la structure, menant à sa destruction complète.

Selon Simon Lagacé, directeur de la Régie de sécurité incendie et civile Hautes-Laurentides, l’impact de la foudre a transpercé le toit du bâtiment au niveau du lanterneau, un élément architectural typique de ce type de construction patrimoniale. « L’incendie s’est propagé très rapidement, possiblement par l’entretoit. On pense que l’éclair a traversé le toit. »

Photo gracieuseté – Sam Houle

Le feu, attisé par les matériaux combustibles présents dans l’entretoit, s’est propagé si rapidement que les services d’urgence n’ont pu sauver la structure. « Ce fut une perte totale », confirme M. Lagacé.

Une évacuation sans blessé

Au moment de l’incendie, 13 personnes se trouvaient à l’intérieur, soit 11 résidents et deux membres du personnel. Grâce à une évacuation rapide des occupants, aucun blessé n’a été rapporté. La Croix-Rouge est intervenue rapidement pour fournir du soutien aux personnes évacuées. Une cellule d’intervention a été mise en place à la salle sportive de Ferme-Neuve, où les personnes touchées ont été temporairement relogées et accompagnées par des intervenants psychosociaux.

Intervention et démolition contrôlée

Selon M. Lagacé, l’incendie a d’abord été combattu de l’extérieur à l’aide d’un véhicule d’élévation. Les pompiers ont ensuite tenté d’entrer dans le bâtiment pour maîtriser les foyers résiduels, mais l’instabilité de la structure, fragilisée par l’eau et les flammes, a rendu cette manœuvre trop risquée. Une démolition a donc été nécessaire pour compléter l’intervention.

Un monument centenaire

Cette structure, anciennement connue sous le nom d’hôtel Isaïe-Godmer, était un bâtiment patrimonial construit entre 1928 et 1930. Il avait remplacé l’hôtel Central (1910) et portait autrefois le nom de Château des Laurentides. Sa structure en L, son toit à la canadienne surmonté d’un lanternon, ses galeries superposées et son parement de briques multicolores en faisaient un emblème architectural local.

Classé comme immeuble patrimonial par la Municipalité de Ferme-Neuve en 2013, l’édifice avait fait l’objet de rénovations importantes au cours des vingt dernières années, notamment une réfection récente de la toiture. Malgré cela, les normes de construction de l’époque et la nature combustible des matériaux ont contribué à la rapidité de la propagation du feu.

Une perte sociale, touristique et symbolique

« C’était un des bâtiments les plus photographiés de Ferme-Neuve. Une véritable carte postale du centre du village », a confié la mairesse, Diane Sirard, peinée de cette perte.

L’hôtel Isaïe-Godmer n’était pas seulement un vestige du passé ; il était aussi un repère historique et un témoin du développement de la région. Des événements importants, comme l’inauguration du château d’eau de la municipalité dans les années 1920, y avaient été célébrés, selon la mairesse.

Et maintenant?

Pour le moment, il est trop tôt pour envisager une reconstruction. Toutefois, l’administration municipale affirme que le personnel affecté sera maintenu et soutenu financièrement. Une évaluation avec les assureurs est en cours pour déterminer les prochaines étapes. « On est en deuil d’un bâtiment emblématique, mais aussi d’un lieu de vie et de mémoire », a partagé Michel Bolduc, directeur de la Maison Lyse-Beauchamp.

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