Direction le pénitencier fédéral pour un Lauriermontois

  • Publié le 6 juill. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Gilles C. Poirier

Un homme de Mont-Laurier a été condamné le 24 mai 2022 par le juge Bellehumeur à une peine d’emprisonnement de 30 mois à purger dans un pénitencier fédéral pour harcèlements criminels et agressions sexuelles envers sa conjointe.

Le Lauriermontois avait plaidé coupable le 22 novembre 2021 à des accusations de harcèlements criminels et d’agressions sexuelles sur sa conjointe durant la période comprise entre janvier 2015 et juin 2019.

Un arrêt conditionnel a été prononcé sur les accusations de voies de fait, voies de fait armées et de menaces, toujours envers sa conjointe.

Une ordonnance a été émise par le tribunal interdisant la publication d’informations pouvant permettre l’identification de la victime.

Descente aux enfers

L’homme a été en couple avec sa conjointe un peu plus de quatre ans. Dès les premiers mois de leur relation, l’individu a instauré un climat de contrôle sur sa partenaire. À sa demande, elle a mis fin à son travail pour demeurer à la maison et elle a dû mentir au médecin pour être déclarée invalide au travail. Elle a été de plus en plus isolée et ne voyait presque plus sa famille. Elle recevait des insultes de façon presque quotidienne et il l’empêchait de porter certains vêtements.

Un mariage a eu lieu durant la relation et le couple a eu un enfant. Lors de la grossesse, elle lui a demandé de l’aide pour certaines tâches domestiques et il lui répondu qu’elle pouvait toujours quitter le domicile.

Après une dispute, il l’a retrouvée dans la douche et l’a forcée à toucher son pénis malgré son refus, pour soi-disant se faire pardonner. À plusieurs reprises, il y a eu des scènes disgracieuses lorsqu’elle était aux toilettes et il a agressé sexuellement sa conjointe durant son sommeil.

Après avoir pris conscience de la situation dans laquelle elle vivait, elle a quitté le domicile pour se réfugier dans une maison d’hébergement et a porté plainte aux policiers.

Conséquences sur la victime

La victime s’est adressée au tribunal pour décrire les conséquences sur sa vie. Au début de la séparation, elle était isolée et avait peu de contact avec sa famille. Sans revenu, elle a dû faire face aux obligations financières familiales. Elle n’avait même pas accès aux allocations familiales, déposées dans le compte du conjoint.

Au début, les problèmes matériels sont apparus comme les plus gros des désagréments, mais avec le recul, les problèmes psychologiques se sont avérés beaucoup plus importants: cauchemars, anxiété, insomnie, dépression, stress post-traumatique, etc.
Après trois ans, son estime de soi commence à revenir avec de l’aide psychologique.

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