Samuel Rochon se bat contre le cancer une fois de plus

  • Publié le 27 janv. 2026 (Mis à jour le 27 janv. 2026)
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Les gens reconnaissent Samuel Rochon, comme ici : souriant et fonceur face aux défis que lui tend la vie. Photo gracieuseté – Samuel Rochon
Les gens reconnaissent Samuel Rochon, comme ici : souriant et fonceur face aux défis que lui tend la vie. Photo gracieuseté – Samuel Rochon

Samuel Rochon, de Nominingue, aime la vie, mais cette dernière ne lui laisse pas de répit. Voici qu’il doit de nouveau vaincre un cancer au cerveau, mais le meilleur remède est hors de prix. Il souhaite l’aide du public.

Samuel Rochon est travailleur social à la protection de la jeunesse. Rares sont les gens qui recherchent le bonheur comme lui, malgré sa différence (malformation à la main et amputé de la jambe gauche à six ans). Mais voilà qu’il mène un combat contre un cancer au cerveau. Et ce n’est pas du nouveau pour lui.

Comme il le raconte dans sa page de campagne de souscription (GoFundMe), le combat s’annonce solide. Il parle de son premier cancer survenu en 2017. Rapidement opéré, il est passé au travers de 25 traitements de radiothérapie et de la chimiothérapie.

« Je voulais montrer aux gens que j’étais plus vivant que jamais. Un mois après mon dernier traitement de radiothérapie et toujours pendant mes traitements de chimio, j’ai couru un demi-marathon avec mon père. »

Soif de vivre

Fort d’une vie à vivre, Samuel continue à jouer au hockey, faire de la planche à neige, du football, du rugby, de la musculation, du vélo, etc.

« J’ai visité 22 pays différents et j’ai notamment fait, avec un autre ami, l’ascension du camp de base du mont Everest (5 364 m). J’étais convaincu d’avoir gagné ma bataille contre le cancer. »

Une récidive de son cancer au cerveau survient le 1er janvier 2025. Samuel est de nouveau opéré et doit reprendre la chimiothérapie pendant un an. Stabilisé, il est prêt à « mordre dans la vie comme jamais », dit-il. Le type de cancer contre lequel Samuel lutte présentement est un glioblastome de grade 4, la forme de cancer du cerveau la plus agressive, une forme chronique, explique-t-il. Il ajoute qu’il est impossible de le guérir complètement, mais qu’il est possible de le stabiliser et le contrôler jusqu’à 25 ans.

« C’est impossible de prévoir la durée de sa stabilisation. C’est donc dire que c’est une certitude qu’un jour ou l’autre, je ferai une autre récidive et, dans le meilleur des cas, il sera de nouveau nécessaire de m’opérer et de repasser par le processus de chimiothérapie », déplore Samuel.

Traitement dispendieux

Samuel fonce. Il sait qu’un traitement américain, le casque Optune, peut l’aider. Il raconte sur sa page de souscription que « l’efficacité du traitement est cliniquement prouvée. Il a fait ses preuves, la phase d’essais cliniques est complétée. Il fonctionne. D’après les statistiques, il triple la prolongation de la survie et repousse jusqu’à trois fois le temps entre sa stabilisation et la prochaine récidive ».

Il a discuté avec son oncologue le 15 janvier dernier et selon Samuel, elle croit qu’il est le parfait candidat puisqu’il réagit bien aux traitements.

Optune n’est pas reconnu par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, puisque l’organisme le juge non rentable. La Régie de l’assurance maladie du Québec ne couvre pas le traitement, de même pour les assurances. Le traitement coûte 27 000 $ par mois et doit être suivi plusieurs mois.

« En gros, on juge que ma vie ne vaut pas 27 000 $/mois. Pourtant, dans d’autres pays industrialisés, il est couvert par l’État. Le Canada est en retard », déplore Samuel.

« Aujourd’hui, je sollicite votre aide pour me donner accès à ce traitement et augmenter ma durée de vie ou bien repousser la prochaine récidive […] J’ai envie de vivre longtemps et d’avoir une qualité de vie suffisante pour actualiser l’ensemble de mes projets. J’ai encore beaucoup de famille et d’enfants à aider, j’ai d’autres voyages à réaliser, d’autres montagnes à gravir, d’autres parties de hockey à gagner », confie Samuel Rochon.

Vague d’amour

Comment a réagi Samuel, le 24 janvier, quelques jours après le lancement de la campagne face à la générosité ?

« Je ne dors pas depuis des jours ! Je suis envahi par la vague d’amour ! », dit-il. Au moment d’écrire ces lignes, Samuel a cumulé 185 000 $ (campagne, dons et virements), soit près de 63 % de son objectif. Assez pour quelques mois de traitement.

Josée, sa mère, est heureuse pour son fils combatif. « Mon Samuel est un jeune homme d’un courage exceptionnel. Il mène ce combat avec une énergie et une conviction qui m’impressionnent chaque jour. Face à ce diagnostic, nous avions l’impression que l’Everest se dressait devant nous. Mais, pas à pas, grâce à l’espoir et à cet élan collectif, il continue de le gravir. L’espoir est ce qui nourrit sa combativité, et, aujourd’hui, il est porté par une communauté entière qui croit en lui. Comme mère, je ne peux exprimer à quel point cela me bouleverse et me donne de la force. Moi et François, son père, l’aimons tellement ! »

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