90 chandelles pour le Cercle des fermières de L’Annonciation

Le conseil administratif du Cercle des fermières de L’Annonciation en 2025.
(Photo gracieuseté)
Le conseil administratif du Cercle des fermières de L’Annonciation en 2025. (Photo gracieuseté)

Le Cercle des fermières de L’Annonciation existe toujours après 90 ans. Des femmes se rencontrent pratiquement tous les jours afin de poursuivre la mission de la vénérable institution des fermières au Québec. Que font-elles les fermières ?

Tournons-nous vers le passé, à L’Annonciation, en 1935, afin de mieux comprendre le présent, 90 ans plus tard. Dans les archives du cercle, il est écrit que sous l’impulsion du curé Clément Arpin que l’heure est venue de créer un cercle des fermières. Une rencontre publique a lieu le 8 novembre. Cent vingt-cinq personnes sont présentes le 11 décembre. L’organisme voit le jour peu après. Le premier conseil est formé de mesdames portant le nom de leur mari, comme c’est commun.  

À l’époque, l’organisme se voue aux intérêts de la femme en son milieu rural. Mais six ans plus tard, les fermières font l’objet d’un conflit avec les autorités ecclésiastiques. Les cercles doivent se ranger derrière l’Union catholique des cultivateurs, devenant ainsi l’Union catholique des fermières. Le nom disparaît après, l’original reprend sa place.

À partir de 1947, le cercle ne s’intéresse pas uniquement aux arts ménagers, mais aussi aux domaines sociaux et économiques.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La présidente Vivianne Gauthier nous explique.

Toujours le même, presque

« On essaie aussi de sortir les gens de leur isolement quand c’est le cas. Ici, on peut avoir des activités de bricolage, de tissage, les gens peuvent aussi tricoter, faire de la couture. Nous sommes ouverts tous les jours sauf le vendredi. En gros, c’est ça », explique la présidente.

Quand Mme Gauthier précise davantage, une chose reste claire : la mission des fermières demeure sensiblement la même qu’en 1935, à quelques nuances près. Parmi les rares aspects disparus, du moins pour l’instant à L’Annonciation, c’est la cuisine. Pourquoi ? Il n’y a tout bonnement pas assez de jeunes filles au cercle pour tenir cet enseignement.

Pas un commerce de couture

Au cercle des fermières de L’Annonciation, il n’est pas question de rapiécer un pantalon ou d’en faire un rebord. Cette simple tâche n’est plus au rendez-vous. Mais peut-on en revanche commander une courtepointe ? À ce sujet précis, Mme Gauthier souligne qu’il faut tout bonnement en faire la demande auprès du cercle et user de patience après.

« Nos membres travaillent à la main, font du piqué du début à la fin de la courtepointe. Et ça, ça prend beaucoup de temps. »

Certainement qu’avec plus de membres, ce procédé pourrait accélérer, car, à la mi-mars, le cercle comptait 65 membres, pas tous actifs, remarque la présidente. Il y a quelques années, on comptait près de 145 membres.

« On constate quand même une légère augmentation chaque année. »

Des portes ouvertes bientôt

D’ailleurs, avec le flux de nouveaux visages dans la région, le cercle ouvre grand les bras pour les accueillir, pour une visite des lieux où partager leur savoir, lors d’un événement qui se tient bientôt (évidemment, l’invitation s’étend à la population entière).

En effet, le lundi 20 avril, les portes s’ouvriront pour la vente de surplus.

« Vous y trouverez des morceaux de différentes tailles de tissus et de laine à prix très avantageux. Parfait pour les projets créatifs ! C’est l’occasion idéale pour visiter notre local, voir ce que l’on fait et qui sait, devenir membre de notre belle famille ! », mentionne Vivianne Gauthier.

Sur ce dernier point, la présidente souligne qu’aucune présence soutenue au local ne s’avère obligatoire. Quand ça vous dit, vous venez.

« C’est un bel endroit pour parler de tout avec les autres », ajoute-t-elle.

Le local du cercle des fermières se trouve au 1475, rue L’Annonciation Nord, le premier petit chemin, à gauche, sur la colline qui mène à l’hôpital.

Et dans 10 ans, c’est le centenaire !

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