Loger les nouveaux arrivants à Rivière-Rouge : pas si simple

À l’arrière-plan, Martine Cossette, portant des lunettes, est entourée de nouveaux arrivants maintenant employés par Santé Québec Laurentides (anciennement le CISSS des Laurentides).
(Photo gracieuseté Martine Cossette)
À l’arrière-plan, Martine Cossette, portant des lunettes, est entourée de nouveaux arrivants maintenant employés par Santé Québec Laurentides (anciennement le CISSS des Laurentides). (Photo gracieuseté Martine Cossette)

L’info a pris contact avec Martine Cossette du Train de la Séduction. Si quelqu’un connaît les démarches pour aider les nouveaux arrivants à s’établir dans la Rouge, plus précisément à Rivière-Rouge, c’est elle. Voici nos questions à l’experte.

Martine, quelle est la première étape qui doit être franchie pour permettre de loger adéquatement les nouveaux arrivants?

La première étape est d’avoir un logement pour permettre à un nouvel arrivant son entrée en fonction au sein du CISSS des Laurentides [maintenant Santé Québec Laurentides]. C’est donc la démarche inverse. C’est le CISSS qui leur fournit la liste de tous les logements potentiels selon leurs besoins. Ce sont eux qui effectuent leur recherche de logement. 

Pour notre part, nous alimentons la liste aussitôt que nous savons qu’un logement est disponible. L’enjeu majeur est de trouver un logement aux alentours de l’hôpital pour ceux ne possédant pas de voiture.

Et les espaces de location convenables, sont-ils rares dans le secteur de L’Annonciation?

Les perles rares sont difficiles à trouver partout au Québec. Jusqu’à maintenant, tous ont trouvé. Pour débuter, plusieurs débutent avec une chambre. Ils se familiarisent avec l’endroit et recherchent ensuite un mieux adapté à leurs besoins.

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« Il n’y a pas de pénurie [de loyers] actuellement, mais difficile à se prononcer
pour les mois à venir. »
— Martine Cossette

On assiste présentement à une rotation dans le type de logement, ce qui en libère d’autres. On passe de chambre à logement, et ensuite, ça sera de logements à maison. Également, ils se parlent entre eux. Leurs recherches deviennent beaucoup plus simples sur place qu’à distance.

On constate une grande variété de prix en fonction de la modernisation des logements ou neufs versus la désuétude des lieux. C’est l’offre et la demande. Si l’offre devient plus importante, nous devrions assister à une baisse du coût des logements et vice-versa.

Qui prend en main les premiers paiements de loyer?

Ils paient leurs loyers. Ils doivent assumer leur existence.

Sur quel organisme compte-t-on pour meubler (si besoin est) et nourrir les premiers arrivants, les premières semaines?

Arrivées hors Canada: nous fournissons les essentiels dont nous disposons. Pour les arrivées d’une autre région du Québec, ils arrivent avec leurs biens. Nous n’en fournissons pas, à part si nous disposons de dons destinés au Train de la Séduction et disponibles au moment de leurs arrivées et qu’ils n’en possèdent pas.

Pour la nourriture, il peut y arriver, dans des circonstances exceptionnelles, que certains bénéficient d’un panier de dépannage pour une seule occasion. En cas de pépins, ils peuvent se tourner auprès de la Manne du Jour comme tous les citoyens, s’ils sont admissibles.

Ils s’acclimatent bien dans les espaces de locations d’ici?

De façon générale, ils s’acclimatent bien. Il y a une période d’adaptation, d’ajustement, ce qui est tout à fait normal. C’est certain qu’en plein milieu d’un mois, pour arriver, ils prennent ce qu’il y a de disponible et s’ajustent ensuite.

Peut-on craindre une pénurie d’espaces de location bientôt?

Il y a eu un gros boum les deux dernières années d’embauche au CISSS, pour notre hôpital, ou encore lors du début de la cohorte d’étudiants pour devenir préposé aux bénéficiaires à Rivière-Rouge en mars. Présentement, il n’y a plus d’arrivées hors Canada et l’on sait que le gouvernement a resserré les règles concernant l’immigration. On vit des déplacements entre régions, ce qui est très différent.

Il n’y a pas de pénurie [de loyers] actuellement, mais difficile à se prononcer pour les mois à venir.

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