Il était une fois…Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles

Photo SHGHL.
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Par Rémi Bélanger – Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides

Cette municipalité rurale de la MRC Antoine-Labelle couvre 182 km carrés et compte 700 habitants. Dès 1885, ses pionniers arrivent du Lac Saint-Jean. Entre 1903 et 1907, Joseph-Aimé Lamonde, un missionnaire, vient dire la messe dans la maison de Philibert Poulin. Pour lui rendre hommage, les fidèles baptisent leur mission « Saint Aimé » et une chapelle est construite en 1906. Au début, la municipalité est dénommée Cantons unis de Wabassee-Dudley-Bouthiller. Ce n’est qu’en 1953 qu’elle portera officiellement le nom de Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles. En raison du Bureau de poste, le nom est abrégé à celui de « Lac-des-Îles ».

Quelques faits saillants

  • En 1963, une première explosion à l’usine Sogifor fait un mort. L’année suivante, une deuxième explosion provoque cinq autres décès.
  • En 1967, un incendie rase la maison de la famille Girouard entraînant la perte de 9 enfants.
  • En 1971, on transfère l’emplacement du 1er cimetière utilisé depuis 1906 à cause d’un affaissement du terrain.
  • En 2003, l’État québécois oblige la municipalité à se fusionner à Mont-Laurier. Mais, l’opposition des citoyens lui permet de recouvrer son autonomie dès 2006.

Fait rarissime, son lac principal de 10 km comprend 32 îles faisant de ce village un centre de villégiature exceptionnel. Chaque année, on y tient un tournoi de pêche à l’achigan. Il possède un site historique: l’ancien barrage où Jean Baptiste Dubé avait un moulin à scie actionné par un pouvoir hydraulique qui procurait aussi de l’électricité au village. Il est le dernier moulin de ce type au Québec.

Une célébrité y habita, Francine Ouellette, romancière mordue d’histoire qui a produit 10 ouvrages entre 1984 et 2004. À 12 ans, elle écrivait son premier roman. Elle s’intéresse particulièrement à la vie des autochtones : leur culture, leurs traditions, leur perception des Blancs venus s’installer en Nouvelle-France.

Jadis, en hiver, on pouvait aller faire du ski alpin sur le mont Daniel, qui comptait 16 pistes. En été, c’était aussi un centre touristique populaire. Aujourd’hui, on peut visiter cette belle nature en VTT, en motoneige et à cheval. Je l’ai fait à pied, et vous ?

Source : Le petit Gars du Nord

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